« Le Val de Boï »

« Le Val de Boï »

Voyage 8.

Organisé par Annie Laporte-Fauret et Bernard Didier.

Lundi 30 septembre et mardi 1er octobre.

Pourquoi « combien de marins, combien de capitaines sont-ils partis joyeux pour des courses lointaines » ? alors qu’il suffit de quelques heures de bus pour découvrir tout près de chez nous des merveilles inscrites au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis l’an 2000.

Pour cette raison, les 30 septembre et 1er octobre, une cinquantaine d’Abbanaises et d’Abbanais sont partis sans craindre « la mer sans fond ni la nuit sans lune » remonter la Vall de Boi pour admirer de véritables chefs d’oeuvre de l’art roman des XI° et XII° siècles dans un écrin de montagnes verdoyantes et par un temps splendide et doux à souhait.

Visites non monotones de cinq églises judicieusement choisies pour leurs différences : à Taül, l’église Santa Maria aux peintures murales mélange de religieux et de profane  et  l’élégante Sant Climent remarquable par sa richesse chromatique, à Boï, l’église Sant Joan et son étonnant bestiaire, à Erill la Vall, l’église Santa Eulalia et son groupe de sept sculptures en bois imposantes, surprenantes par leur modernité et enfin à Barruera, l’église Sant Filiu dont les restaurations ont dû poser beaucoup de problèmes au cours des ans.

Dans un espace relativement réduit, nous avons pu apprécier l’art roman catalan caractérisé par la pureté des lignes et surtout l’élégance des clochers « lombards » que l’on peut retrouver en visitant les églises mozarabes de la vallée du Rio Gàllego.

Mais une part a été faite à la modernité puisque nous avons pu assister, à Taül, dans l’église Sant Climent, à un magnifique spectacle vidéo ; visiter, à Boï, le centre d’interprétation du Parc National d’Aigues Tortes avec son desman empaillé et à Erill la Vall le Centre
del Romanic.

Tout le monde a pu apprécier la parfaite organisation de ce voyage et, ce qui a aussi son importance, savourer la cuisine locale, cuisine montagnarde issue de traditions ancestrales.

Ce n’est pas l’averse qui nous a surpris en sortant de l’église Saint Privas à Saint-Béat qui a pu « doucher » l’enthousiasme des participants à ce voyage.

CR réalisé par Jacqueline et Alain Pesqué

 

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« L’Hôtel Continental »

« L’Hôtel Continental »

Conférence 7.

Par M. Jean Touyarot.

Organisée par Jean-Marie Flores et Patrick Herbreteau.

Mardi 24 septembre, à la Salle des fêtes de Lescar, à 15h30.

Nous connaissons tous la vie tumultueuse de l’hôtel Continental pendant la Seconde Guerre mondiale évoquée par Monsieur Jean Touyarot aux membres de l’ABBAN après la publication de son livre : L’hôtel des ombres. Il revient cette fois-ci pour nous raconter l’histoire plus générale de cet hôtel qui a su traverser les temps. Témoin de la vie de cet hôtel devenu Best Western Continental, Monsieur Jean Touyarot évoquera pour nous les hommes célèbres ou anonymes qui y ont séjourné.

 

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« Exposition Henri IV au château de Cadillac »

« Exposition Henri IV au château de Cadillac »

Voyage 7.

Organisé par Jean-Marie Florès et Catherine Cabocel.

Jeudi 12 septembre.

Le château ducal de Cadillac accueille du 12 juin au 29 septembre des collections du château de Versailles à l’occasion d’une exposition exceptionnelle sur Henri IV.

L’exposition retrace la légende du “bon roi Henri” grâce à une cinquantaine d’œuvres choisies dans les collections du château de Versailles, dont celles des peintres Frans Pourbus le Jeune et Clouet.

Elles permettent d’aborder la vie du roi, sa jeunesse, son ascension dans le contexte des guerres de religion et l’évolution de son image à travers les époques. L’exposition présente des huiles sur bois du XVIe siècle et sculptures, dont le buste du roi par Barthélémy Tremblay et une réduction de la fameuse statue équestre du Pont-Neuf du sculpteur François-Frédéric Lemot.

Nous visiterons aussi le château de Cadillac. Celui-ci fut édifié à partir de 1599 par le duc d’Epernon, personnage d’exception, simple cadet de Gascogne qui s’éleva jusqu’à devenir un des hommes les plus puissants de son temps, au service d’Henri III, Henri IV puis Louis XIII.

Nous compléterons cette journée par la visite d’une cave de la région.

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« Mauvezin et Escaladieu »

« Mauvezin et Escaladieu »

Voyage 6.

Organisé par Marie-Magdeleine Cassou et Catherine Cabocel.

Jeudi 27 juin.

Certes, il a fait très chaud ! mais nous avons passé une magnifique journée dans les Baronnies pour découvrir, perché à 600 m d’altitude, le beau château de Mauvezin qui domine la vallée de l’Arros et l’abbaye de L’Escaladieu, en compagnie de Guy Cassagnet.

Sur un site exceptionnel, axe stratégique qu’empruntaient une voie romaine et la route du sel, existait déjà un fortin dont Gaston Febus, en 1380, décida de rehausser les murailles et de les flanquer d’un donjon de manière à relier ses terres de Foix à celles de Béarn.

Ce château serait sans doute en ruines sans l’intervention de l’association « Ecole Gaston Febus » de Vic en Bigorre qui entreprit avec des bénévoles un chantier de rénovation qui dura 30 ans ! Il évoqua les nombreux travaux entrepris, tel le dégagement de la cour intérieure entièrement remblayée, à l’aide de 100 brouettes de terre. Elle dispose maintenant d’un bâtiment d’accueil et de belles reproductions d’armes de guerre en tous genres (béliers, catapultes, bombardes) à des fins d’animations pédagogiques. Nous avons contourné les murailles de 16 m de haut, parcouru le chemin de ronde et grimpé dans le donjon … en nous promettant de revenir avec nos petits enfants !

Après un repas généreux à  l’Auberge de l’Arros voisine, tandis que la température s’envolait, nous avons découvert, dans son beau cadre de verdure, l’Abbaye cistercienne de l’ Escaladieu.

Placée sous la protection du château de Mauvezin, à proximité des rivières Arros et Luz, proche de l’Espagne où se répand la pensée cistercienne, l’abbaye fondée en 1140 se développe rapidement au 13 et 14ème siècle. Endommagée lors des guerres de religion, elle décline peu à peu, finira vendue pendant la Révolution et sera incendiée en 1966 !!!

On peut admirer la belle église abbatiale dont nous avons apprécié la fraicheur, avec ses voûtes dépouillées, son sol en terre … un côté du cloitre avec ses colonnades, la sacristie, la belle salle capitulaire et le bâtiment conventuel. Récemment rénové, il abrite une magnifique exposition de 150 photos du studio Alix de Bagnères de Bigorre qui rassemble par ailleurs des milliers de clichés.  Nous avons eu la chance d’écouter M. Eyssalet, 4ème génération de cette famille, nous conter la saga extraordinaire de cette dynastie de photographes qui, depuis son grand-père à Pau en 1923, puis à Tarbes, à Luchon et enfin à Bagnères, a témoigné de tous les événements familiaux, économiques, politiques et sociaux de la région. On y admire les premiers skieurs, le Pic du Midi, un barrage en construction, Bourvil et Johnny Hallyday, des premières communiantes, des photos d’école, le Pape et les émigrés espagnols …

Il fait 35°… et nous rentrons nous rafraichir dans le bus, après cette journée que la présence de nos guides, Guy, Marie-Magdeleine et Catherine, a rendue tout à fait passionnante.

Un grand merci à tous les trois !

CR réalisé par Danielle Lebouteiller

 

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« Canfranc et son passé »

« Canfranc et son passé »

Conférence 6.

Par Mme Cazaubon.

Organisée par Jean-Marie Flores.

Mardi 11 juin, au collège Pierre-Emmanuel (Pau), à 15h30.

Une trentaine d’Abbannais a écouté cette conférence très documentée sur la gare de Canfranc. Notre président nous a fait partager sa passion pour cette gare : évocation de son passé glorieux, ses dimensions impressionnantes (la plus grande d’Europe, en 1928, à part égale côté espagnol et côté français ) puis son déclin et son abandon pour la partie française en 1970, après le déraillement au Pont de l’Estanguet.

Nous avons suivi le déroulement de la construction audacieuse de la ligne ferroviaire avec son tunnel hélicoïdal, ses viaducs… , son utilisation pendant la 2e guerre pour convoyer l’or et le tungstène (or provenant de la spoliation des juifs, transformé en Suisse en lingots et envoyé au Portugal). Des documents relatant ces convois ont été trouvés par hasard en 2000 par le chauffeur du bus qui assurait la liaison routière Oloron – Canfranc, dans ses heures d’attente en gare ….

Renaîtra-t-elle un jour ?? Les espagnols ont plein de projets pour réveiller cette « gare fantôme »  et attirer les touristes : hôtel de luxe, musée pour sauver ce patrimoine …

Actuellement les français réhabilitent le dernier tronçon de la voie Bedous -Canfranc.

Merci à notre président pour cette conférence qui s’est terminée par le verre de l’amitié.

 

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« Le Canal du Midi »

« Le Canal du Midi »

Voyage 5.

Organisé par Marie-Claude Dirig et Monique Pique.

Mardi 4 et mercredi 5 juin.

Sous un beau soleil nous partons vers notre destination : une rencontre à travers les siècles avec Pierre-Paul Riquet et son œuvre le Canal du Midi.

A Port-Lauragais, notre port d’attache, nous attendait Sylvaine, notre charmante guide de la Maison de la Haute Garonne. Avec passion et compétence elle a fait revivre pour nous ce visionnaire de Riquet et son projet fou.

En effet, depuis l’Antiquité relier l’Atlantique à la Méditerranée par « un chemin d’eau » était un rêve pour beaucoup de souverains mais un rêve d’un coût pharaonique tout en présentant des défis techniques insurmontables notamment en raison de l’alimentation en eau du canal par des rivières capricieuses.

Par ses nombreuses inspections en Languedoc en tant que Fermier Général des Gabelles et aidé en cela par un fontainier de la Montagne Noire Pierre Campmas, il résoudra ce problème par l’utilisation des rivières de la Montagne Noire pour alimenter son Canal et le creusement du lac de Saint-Ferréol pour les stocker.

Soutenu par Louis XIV et Colbert en raison de son utilité économique, le projet débutera en 1667 pour s’achever en 1680 quelques mois après la mort de Pierre-Paul Riquet.

Ses enfants poursuivront son œuvre dont il a financé environ un quart sur ses propres deniers.

A l’issue de cette visite, nous prendrons le repas sur la péniche Surcouf et nous appareillerons pour une promenade sur le Canal qui nous permettra de découvrir différentes écluses et leur fonctionnement ainsi que les bâtiments utiles au fonctionnement du canal.

Après avoir rejoint notre port d’attache, tels les voyageurs du XVII° siècle auxquels il fallait quatre jours pour relier Toulouse à « Cette » par voie d’eau, nous prendrons notre repas à la Dînée et dormirons à la Couchée.

Le lendemain, c’est sous une pluie battante que nous partirons vers le château de Bonrepos, propriété acquise par Riquet, où il a réalisé sa Machine Hydraulique.

Accompagnés par Marie et Fabien nos guides, nous pourrons voir les vestiges de l’espace expérimental qui ont permis à Riquet d’étudier grandeur nature l’alimentation en eau du canal.

Le mauvais temps ne nous permettra pas la promenade sur la digue du lac de Saint Ferréol qui alimente le canal mais nous aurons la visite du Musée du Canal du Midi qui nous rappellera tout ce que nous avons vu pendant ces deux jours.

Un grand merci aux deux charmantes organisatrices Marie-Claude et Monique pour nous avoir fait découvrir ce lieu inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco.

CR réalisé par Andrée Darnaudet

 

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