« Du mudejar au baroque en Aragon »

« Du mudejar au baroque en Aragon »

Voyage 2.

Organisé par Jean-Marie Flores et Huguette Ferran-Lacome.

Du lundi 11 au mercredi 13 mars.

Ce voyage de trois jours nous permettra de faire la liaison entre l’art mudejar et l’art gothique souvent réunis dans une même église. Nous commencerons par admirer la « Torre  mudejar » de Utebo dont nous avons contemplé la copie au pueblo espagnol à Barcelone. À La Almunia de doña Godina nous aurons un exemple très éloquent d’art mudéjar à l’extérieur et d’art baroque à l’intérieur. Nous pourrons visiter plusieurs établissements de ce verger de la vallée du Jalón riche pour ses fruits, son vin et son huile d’olive. Tout près de La Almunia, la chapelle de Cabañas nous dévoilera un véritable trésor du passé : les magnifiques fresques de Notre Dame de Cabañas. Un grand merci à Madame Orgel qui m’avait fait connaître ce site. Avant de quitter cette contrée de « Valdejalón » nous nous approcherons d’Illueca pour nous rappeler de ce pan de l’histoire mouvementée du XIVe siècle : celle du Pape Pedro Martínez de Luna (1328-1423), cardinal aragonais qui devient pape d’Avignon sous le nom de Benoît XIII, considéré comme antipape du point de vue catholique.

 

Des images ici.

« St Justin et Ravignan, sur les pas d’Henri IV »

« St Justin et Ravignan, sur les pas d’Henri IV »

Voyage 1.

Organisé par Michel Billerach et Patrick Herbreteau.

Jeudi 14 février.

Cette 1ère sortie démarra sous de bons auspices, temps somptueux qui ne pouvait qu’inciter au plaisir de la balade, accentué à l’arrivée à St Justin par un petit déjeuner accueillant !

Bastide du Bas-Armagnac, de tout temps St Justin fut un important lieu de passage, de grands marchés attirant les foules et perdurant au fil du temps, avec l’apogée de ces foires au 19ème siècle.

La guide très en verve, nous conta la « grande Histoire », Aliénor d’Aquitaine, Henri II Plantagenêt, Gaston Phoebus, Louis XIII, le commerce du vin jusqu’à Bayonne essentiel pour la prospérité de la cité comme pour sa voisine et antagonique Labastide d’Armagnac. Les 2 heures passèrent vite, la guide ponctuant la visite de savoureuses anecdotes, puis ce fut le déjeuner au village.

L’après-midi, petite escapade à Labastide d’Armagnac, vraiment « la bastide », un coup de cœur car elle est bien conservée. Un abbanais eut la gentillesse de raconter les grandes heures de cette charmante cité.

Puis, nous avons rejoint le château de Ravignan, belle bâtisse classique du 17 ème siècle, que les propriétaires, très attachés à leur bien nous ont fait visiter. Mobilier, faïences, vêtements d’époque, portraits de famille ont intéressés les abbanais, et le clou « spécial béarnais », fut la découverte de 400 gravures du bon roi Henri dans la galerie !

La visite se termina dans le chai où le fils viticulteur nous expliqua la culture de l’Armagnac en mono cépage ou assemblage de 10 cépages autorisés. Petite dégustation rapide avant de quitter le Bas Armagnac entre Gers et Hautes Landes.

Une belle et bonne journée, merci aux 2 organisateurs.

CR réalisé par Jacqueline Kesteloot

Des images ici.

« Les camps de concentration en France »

« Les camps de concentration en France »

Conférence 2.

Par M. Pierre Castillou.

Organisée par Annie Laporte-Fauret et Catherine Cabocel.

Lundi 11 février, à Ousse (Mairie), à 15h30.

A Ousse, 52 personnes ont écouté la conférence de Pierre Castillou étayée par un riche diaporama de photos de l’époque.

Il nous a précisé le sens des mots et expliqué les fonctions et différences entre les camps d’internement, les camps de concentration et les centres d’extermination qui apparaissent dès la fin du XIXe siècle en Amérique, Afrique, Asie, URSS, puis en France en 1914.

En France, dès le début de la 1ere Guerre mondiale, on ouvre des camps de concentration, vite rebaptisés camps d’internement pour les familles d’origine allemande, austro-hongroise, ottomane, belge ou d’Alsace-Lorraine comme celui de Garaison dans notre région. Ces indésirables mais aussi les prostituées sont internés dans 74 camps du sud et de l’ouest de la France. Par ailleurs, 530 000 soldats allemands sont faits prisonniers et internés dans quantité de camps et de dépôts à la fin de la guerre.

Fin janvier 1939, 500 000 républicains espagnols passent la frontière catalane, fuyant la dictature. La plupart seront parqués dans les camps du Roussillon (Argelès/Mer, Rivesaltes, Barcarès) avant d’être répartis dans des camps comme celui de Gurs, près d’Oloron.

Lors de la 2e guerre mondiale, 55 000 civils « indésirables » sont internés dans les camps dont certains deviendront des antichambres de la mort sous le gouvernement de Vichy, des convois transitant par Drancy et Compiègne partiront vers le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Au total, durant ce conflit, près de 600 000 personnes passeront dans les 200 camps français.

Après la guerre et l’épuration, les camps évoluent et s’adaptent. Certains deviennent des prisons, des casernes, d’autres des asiles d’accueil pour loger la population qui a tout perdu pendant les combats, mais continuent aussi à héberger les Cong Binh indochinois réquisitionnés. Plus tard, ils hébergeront les rapatriés d’Indochine et d’Afrique du Nord, victimes des conflits de la décolonisation, les Hongrois aussi, mais beaucoup deviennent des centres d’hébergement administratif dans lesquels l’État interne ses opposants (guerre d’Algérie, FLN, OAS…)

De nos jours, il existe 32 CRA (centres de résidence administrative) qui internent les réfugiés clandestins et illégaux en attente de régularisation, en moyenne 28 000 personnes par an….

Cette conférence passionnante s’est terminée par un sympathique pot de l’amitié.

 

Des images ici.

« Jean-Baptiste Bernadotte, le fondateur de la Suède moderne »

« Jean-Baptiste Bernadotte, le fondateur de la Suède moderne »

Conférence 1.

Par Mme Eveline Sundström.

Organisée par Huguette Ferran-Lacome et Dany Canovas.

Jeudi 31 janvier, à Ousse (Mairie), à 15h30.

Mme Evelyne Sundström (Présidente de la Société des amis du Musée Bernadotte) nous a conté avec passion la vie prodigieuse de Jean-Baptiste Bernadotte.

Né le 26 Janvier 1763 à Pau, Jean-Baptiste s’engage à 17 ans dans le régiment Royal-la Marine.

Jeune sergent, il est affecté à la garnison de Grenoble. Lors de la Révolution Française, il deviendra lieutenant. Après la bataille de Fleurus, il sera promu général de division.

En 1797, il est chargé de rejoindre Napoléon Bonaparte en Italie. En 1798, il épouse Désirée Clary et devient ainsi le beau-frère de Joseph Bonaparte.

En 1804, Bernadotte se rallie à Napoléon devenu Empereur qui lui offre le gouvernement de Rome.

En 1810, le parti pro-français « suédois » lui propose d’être candidat à l’élection du prince héritier de Suède.

Le 5 novembre 1810, adopté par le roi Charles XIII, il prend le nom de Charles-Jean et se convertit au protestantisme.

Dès 1811, il dirige déjà les affaires du royaume de Suède.

Le 5 février 1818, l’ex-maréchal Bernadotte devient Roi des royaumes unis de Suède et de Norvège sous le nom de Karl XIV Johan (Charles XIV de Suède).

Il fait prospérer ses Etats. En matière de politique étrangère il n’est pas un novice. Il assainit les finances publiques. Il entreprend de grands travaux dont le canal Göta. Il encourage l’industrie artisanale, remet sur les rails l’agriculture. Il va améliorer l’enseignement, la santé, la condition des femmes, imposer la vaccination…..

Sa devise : « que l’amour du peuple soit ma récompense » le fut effectivement.

Il meurt le 8 mars 1844, et est inhumé dans la crypte de l’Eglise de Riddarholmen où reposent les rois suédois. Son fils Oscar lui succède. Les Bernadotte règnent toujours sur la Suède. Le roi actuel Charles XVI est le septième héritier Bernadotte de la dynastie.

CR réalisé par Anne-Marie Capdeboscq

Des images ici.

Galette 2019

Galette 2019

La pluie, le vent et le froid n’ont pas découragé les très nombreux abbanais qui se sont rendus à Pontacq ce dimanche 27 janvier pour célébrer ensemble la nouvelle année.

En premier lieu, le président a présenté ses vœux en rappelant quelques points pour le bon fonctionnement de notre association. Nous avons accueilli les nouveaux adhérents qui ont découvert avec enthousiasme les différentes activités prévues pour cette année et présentées par chaque organisateur grâce au diaporama réalisé par Patrick Herbreteau.

Le président a fait un appel auprès de l’assistance pour encourager d’autres membres à rejoindre l’équipe du CA déficitaire après le décès de Renaud, à qui nous pensons toujours, et l’abandon de deux membres.

Pour terminer l’après-midi nous avons partagé la galette et le verre de l’amitié.

Jean Marie Florès

Quelques photos d’Annie Corrège…

« Cave coopérative de Plaimont et usine Vivadour »

« Cave coopérative de Plaimont et usine Vivadour »

Voyage 8.

Organisé par Didier Raillard et Anne-Marie Méliet.

Mardi 11 décembre.

A la découverte de coopératives gersoises, 51 abbanais rejoignirent Saint-Mont.

A cause de la mévente de l’armagnac, les caves de Plaisance, Aignan et Saint-Mont créèrent Plaimont en 1978. Rejointe par les caves de Crouseilles et de Condom, l’union Plaimont s’orienta vers des vins d’appellation : Pacherenc du Vic-Bilh, Madiran, Saint-Mont…M. Dubosc intensifiant la partie recherche et développement (conservatoire de cépages locaux, INRA) et les producteurs très impliqués (jazz in Marciac, voyages) favorisèrent une croissance rapide (exportation 42 % du CA).

La visite de la chaîne d’embouteillage (40 millions de bouteilles/an) fut suivie d’une conviviale dégustation.

Le repas à Segos ne désavoua en rien la célèbre renommée des tables gersoises !

Direction Riscle. En 1992 la fusion de 3 coopératives locales forma Vivadour.

D’abord limitée à la collecte des céréales, cette coopérative se diversifia sous l’ impulsion de son président M. Terrain : productions animales, légumes industriels, semences et la prometteuse filière viticole. Face à la volatilité des cours causée par la mondialisation se créèrent des « agro-chaînes » (des céréales au poulet du Gers). Le CA 2018 atteint 439 M€.

Les coopérateurs préparent l’avenir : gestion de l’eau, respect de l’environnement, méthanisation, numérique (dossiers PAC).

Les participants ont rencontré dans ces confins du Gers des acteurs agricoles qui, en vrais managers, s’adaptent aux contraintes actuelles et se préparent au monde de demain.

Une journée réussie!

CR réalisé par Marie-Claude et Jean-Jacques Deguiraud

 

Des images ici.

« La représentation des femmes dans l’art roman »

« La représentation des femmes dans l’art roman »

Conférence 9

« La REPRESENTATION des FEMMES dans l’ART ROMAN sur le CHEMIN de SAINT-JACQUES »

Par Pierre Louis GIANNERINI.

Organisée par Annie Laporte-Fauret et Marie-Claude Dirig.

Jeudi 22 novembre à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Pau.

60 Abbanais ont assisté, à la CCI de PAU, à la conférence donnée par M.Giannerini : « La représentation des femmes dans l’art roman sur le chemin de St Jacques ».

En art roman, les sculptures servent à éduquer le peuple ; les éléments essentiels de la vie sont représentés sous forme de monstres et de scènes parfois osées ! Les artistes bénéficient d’une grande liberté au grand dam du clergé. L’artiste crée, invente selon son inspiration.

Dans ce contexte, la représentation des femmes s’inscrit sous 3 aspects :

La femme indispensable, procréatrice / La femme adulée (amour courtois) / 

La femme de paix : « la mediadora »

Après la Reconquista, la présence de la femme est devenue indispensable : il fallait trouver des compagnes aux soldats et avoir des enfants. Des chartes de peuplement (les « fueros ») fixent les règles de fonctionnement : l’enlèvement, le rapt, le viol étaient autorisés. Les femmes avaient pourtant les mêmes droits que les hommes.

Sous l’influence des musulmans, se développent l’art d’aimer, la courtoisie, l’admiration de la femme chantés par les troubadours (« cours d’amour »). Les mariages mixtes (musulman-chrétien) existent.

Elles interviennent dans les guerres intestines entre chrétiens, entre nobles, dans les problèmes entre voisins. Ce sont des « médiatrices » qui décident de la Paix de Dieu et de la paix des armes ; des sculptures témoignent de leurs interventions (femme arrêtant le bras des combattants…)

A son habitude, M.Giannerini nous a régalés par sa verve, ses connaissances et la qualité de ses documents.

CR réalisé par Christiane Abadie

 

Des images ici.

Conférence du 22 novembre (16h)

Le thème de la conférence de jeudi 22 novembre a changé.

Notre conférencier, M. Giannerini, nous parlera de :

La représentation des femmes dans l’art roman sur le chemin de St-Jacques (camino frances).

Elle aura lieu à 16h00, à la CCI :

Chambre de Commerce et d’Industrie

21 rue Louis Barthou, 64000 PAU

Veuillez accepter nos excuses pour ce changement de dernière minute.