« Barcelone »

« Barcelone »

Voyage 5.

Organisé par Dany Canovas et Jean-Marie Flores.

Du lundi 8 au jeudi 11 octobre.

Le 8 octobre, 52 membres d’Abban prenaient la route en direction de Barcelone. Au menu de ce voyage organisé par Dany et Jean-Marie, un plat de résistance : la visite de Barcelone, mais aussi une entrée : une halte au Monastère de Poblet et un dessert : la visite du musée de Salvador Dali à Figueras.

Le majestueux Real Monasterio cistercien « Santa-Maria de Poblet » aux dimensions imposantes (église, cloître, salle capitulaire, réfectoire, dortoirs…) entouré d’enceintes de protection, a été créé par les moines de l’Abbaye de Fontfroide au 12°s sur des terres offertes par le comte Raymond Berenguer IV de Barcelone.

La construction réalisée du 12° au 15°s présente ainsi une diversité de styles. A noter entr’autres le retable Renaissance en albâtre du maitre hôtel, œuvre de Daniel Forment. Le monastère connut un rayonnement important, spirituel, culturel, historique. Il participa également au développement agricole de la région. Lors de son apogée il devint panthéon de plusieurs rois et reines d’Aragon. Le retour en 1940 d’une communauté de moines (aujourd’hui 32) participa à son renouveau. Une halte particulièrement appréciée y compris pour la qualité du repas pris sur place.

A Barcelone, impossible d’exposer ici tous les éléments de la visite du Temple Expiatori de la Sagrada Familia, dénommé ainsi par Antoni Gaudi son concepteur. Avec ce monument, Gaudi réalisait un projet personnel. L’approche extérieure révèle une construction originale incomparable avec les autres édifices religieux. L’entrée dans la basilique par l’une des grandes portes est un émerveillement. « La forêt », ensemble de colonnes de différentes couleurs prolongées par des branches et feuilles ainsi que les magnifiques vitraux captent immédiatement l’attention du visiteur révélant la prouesse technique et esthétique de Gaudi. La construction inachevée à la mort de Gaudi se poursuit avec d’autres architectes et devrait s’achever en 2026. A l’extérieur, les sculptures sur les grandes portes, de la Nativité, de la Passion et de la Grâce, sont toutes chargées d’une valeur symbolique voulue par Gaudi. Un ravissement général.

La découverte de la ville s’est poursuivie dans le quartier de Montjuïc d’abord au lieu-dit Pueblo espagnol, puis au Castell. Le Pueblo est un village construit pour l’exposition internationale de 1929, conservé depuis. Il s’agissait d’une présentation synthétique de la variété architecturale et culturelle de l’Espagne. Dans son enceinte protégée des trépidations de la ville, nous avons pu profiter d’un moment de détente agréable.

Situé sur une colline, le château de Montjuïc offre une vue panoramique sur une grande partie de la ville et du port. Forteresse militaire de défense, il eut aussi un rôle de surveillance de la turbulente Barcelone. Ainsi, lors de soulèvements populaires, des bombardements effectués depuis le Castell provoquèrent de nombreuses victimes. Pendant la guerre civile, il devint prison militaire et politique, théâtre de procès et exécutions. Un monolithe particulier, érigé à l’endroit même où elle se déroula, rappelle l’exécution en 1940 du Président de la Generalitat (Luis Companys).

Le 2e jour fut consacré à la visite du « Barrio Gótico », un des quartiers les plus anciens de Barcelone doté de précieux monuments médiévaux et de vestiges romains. Notre hôtel y était situé, près de la place San-Jaume siège de la Generalitat et de l’Ayuntamiento , excellente base de départ pour une découverte guidée de ruelles et monuments remarquables. La pluie nous accompagne. L’entrée dans la cathédrale Santa Eulalia nous permet d’apprécier sa beauté architecturale, ses riches chapelles latérales, ses stalles de bois sculpté. Elle abrite dans le jardin du cloître 13 oies blanches, évoquant la légende du martyre de sainte Eulalia gardienne d’oies morte à l’âge de 13 ans.

En périphérie du Barrio gótico se trouve la basilique Santa Maria del Mar. Réalisée sur une courte période, elle a été financée par les marins et les commerçants du quartier. Elle offre une unité de style remarquable. C’est un des plus beaux exemples du style gothique catalan.

L’après midi, nos pas nous conduisent d’une part à la visite du musée Picasso qui présente surtout des œuvres de jeunesse du peintre, d’autre part à une longue promenade sur les Ramblas et autres avenues, pour y observer des bâtiments emblématiques : la casa Batllo et la casa Milà (la Pedrera), œuvres de Gaudi, le Grand Theâtre del Liceu (oeuvre de Garriga i Roca)…

Sur le chemin du retour en France, la visite du musée de Salvador Dali à Figueras constitue « la cerise sur le gâteau »  de notre voyage. L’expression du génie de ce peintre y est présente tant dans ses dessins, ses peintures ses sculptures que dans la conception du musée lui-même imaginé par Dali.

Difficile de décrire l’admiration et l’émotion ressenties par beaucoup d’entre nous.

Merci à Dany et Jean Marie pour l’organisation de ce formidable voyage, riche de souvenirs.

CR réalisé par Geneviève Saint-Martin et Jean-Michel Moreno

 

Des images ici.

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