Nouvelles fraiches ! …

Nouvelles fraiches ! …

Annie Laporte-Fauret vous propose ici un compte-rendu de la conférence du mercredi 7 juin “Itinéraires d’internés au camp de Gurs” accompagné du traditionnel diaporama.

 

Chemins de traverse « histoire et art »

Chemins de traverse « histoire et art »

Voyage 5 – du lundi 12 au mercredi 14 juin

Organisé par AM Tahon et JM Flores

 

Quel beau voyage sur les terres (oh ! combien émouvantes) d’Anne Marie. Les photos de Pierre pourront, sur le site, ravir les amis d’Abban.

L’église abbatiale de Moissac dont l’origine remonte au XI s,  la visite superbe du musée d’Agen avec ses collections étonnantes et l’église de Bias avec un conteur de pays qui nous transmet son enthousiasme en expliquant les fresques modernes d’un Chemin de Croix constituèrent le programme du premier jour.

Mardi : promenade dans Villeneuve/Lot,  toujours avec  notre conteur, puis les jardins de production de nénuphars de Latour Marliac, dont Monnet s’est inspiré pour ses Nymphéas.

L’après-midi, hélas trop chaud, visite de ce qui reste de la poudrerie dont nous ne connaissions pas la tragique histoire. Décidée aux approches de la guerre de 40, elle fut construite par des réfugiés espagnols de la guerre civile dans des conditions de travail pas du tout honorables, pour être démontée par eux-mêmes en 1940 sur décision de Pétain. Découverte  ensuite de la belle église de Casseneuil, village de notre conteur. De belles fresques avec des « portraits » d’Alexandre le Grand (mais oui !) de Platon et d’Aristote !…

Une visite abbanaise … chez un vigneron, avec pruneaux en plus, nous permettra de rejoindre la bastide de Monflanquin avant de regagner l’hôtel.

Mercredi : arrêt au Château de Lamothe où le frère de la propriétaire, Madame Céline Raphaël Leygues, raconte l’histoire de sa mère qui a hébergé des enfants de républicains espagnols, encore une page d’histoire qui montre la générosité de cette belle région.

Après ce chaleureux accueil accompagné d’un petit buffet matinal, c’est le musée de Gajac que nous découvrons avec des responsables compétentes et une très belle exposition de photos de Jean Dieuzaide (prix Niepce 1955 ; prix Nadar 1961).

Ensuite c’est la visite de la villa gallo-romaine de Villascopia et le repas romain.

Donc un très beau voyage de 3 jours d’où on est loin de revenir idiots ! Merci encore mille fois.

 

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“Itinéraires d’internés au camp de Gurs”

“Itinéraires d’internés au camp de Gurs”

Conférence 5 Mercredi 7 juin

A Pau, complexe de la république, salle 707 à 17 heures.

Par M. Emile Vallés

Organisée par Annie Laporte-Fauret et Anne-Marie Tahon

41 personnes sont venues écouter Emile VALLES qui nous a livré des témoignages de rescapés du Camp de Gurs et ses souvenirs d’enfance. Agé de 3 ans il a quitté,  avec sa famille , l’Espagne dévastée par la guerre civile, sans nouvelle de son père, Nemesio, transféré dans un camp. Nemesio, Receveur des Postes, fut employé à la Poste du Camp de Gurs où il restera de 1939 à 1945.
Emile Valles a fait l’historique du camp : ouvert en 1939, il fermera en 1944. Construit en 42 jours pour accueillir les réfugiés espagnols fuyant le régime franquiste (500 000 passeront la frontière en 1939.) : 382 baraquements en bois, alignés. Dans chaque baraque s’entassaient 60 personnes dormant sur une paillasse. L’eau étant rationnée (2 litres par jour et par personne pour boire et se laver), les ablutions étaient rapides, entraînant mauvaises odeurs, vermines…Les besoins se faisaient dehors sur une estrade sans aucune intimité !
Dans les récits apparaît constamment le souvenir de la boue qui collait aux jambes et, de façon récurrente, la faim, le froid et l’angoisse de partir ailleurs : 3907 seront déportés..
Pas de mauvais traitements à Gurs : les gardiens faisaient même le lien avec l’extérieur et facilitaient le marché noir !
Les récits des rescapés, vous les retrouverez dans le livre d’E.VALLES, si vous désirez en savoir plus .
Le pot de l’Amitié offert par l’Association a clôturé agréablement cette causerie .

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« Du bestiaire médiéval au bestiaire baroque »

« Du bestiaire médiéval au bestiaire baroque »

Voyage 4 – Vendredi 19 mai

Organisé par Annie Corrège et Pierre Cerezal

avec le concours de Mme Laure Latanne-Bey.

Le temps, menaçant au départ, s’est mis de la partie nous cachant seulement les belles montagnes du sud du Louron.

51 abbanais ont profité de cette journée dont le programme a été réalisé dans les temps impartis. Notre guide, Laure Latanne-Bey, a une nouvelle fois été fort appréciée pour sa compétence ainsi que pour sa gentillesse et sa simplicité. Le décor « Renaissance » des églises visitées ainsi que leur cadre montagnard a beaucoup plu aux participants.

L’hôtel d’Arreau qui nous a reçus pour le petit déjeuner et le déjeuner a séduit tout le monde.

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“Monstres et merveilles de l’imaginaire médiéval dans la  sculpture romane en Béarn”

“Monstres et merveilles de l’imaginaire médiéval dans la sculpture romane en Béarn”

Conférence 4  Mercredi 17 mai 

A Pau, Complexe de la République, salle 707 à 16H

Par Mme Julie Gonzalez.

Organisée par Annie LAPORTE FAURET et Dany CANOVAS

Julie GONZALEZ a tenté de nous expliquer la symbolique, au Moyen Age, de ces monstres qui foisonnent dans les églises romanes béarnaises

Le monstre, être fantastique et figure d’épouvante, fascine autant qu’il inquiète.

Des créatures hybrides : sirènes, centaures, griffons …transmettent un message. Elles sont porteuses d’une symbolique prégnante autour du démon, du péché et de son châtiment.

Le monstre témoigne de la présence du vice en l’homme, c’est un instrument de dénonciation du péché, un avertissement pour le fidèle pécheur.

La conférencière nous a dévoilé avec érudition, par le biais de quelques sources écrites, les mystères qui entourent ces étrangetés et a explicité les fonctions de l’image du monstre au sein des édifices religieux béarnais dont la diversité s’avère exceptionnelle.

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“Teruel, berceau de l’art mudéjar”

“Teruel, berceau de l’art mudéjar”

Voyage  3 – Mercredi 3 au vendredi 5 mai

Organisé par Jean-Marie Flores et Dany Canovas

 

Cinquante trois abbanais sur le chemin de l’art mudéjar. Après la visite de Paniza, le déjeuner a lieu dans ce petit village au milieu des vignobles.

Arrivés à Teruel, après l’installation à l’hôtel Reina Cristina bien situé près de la tour San Salvador, le parcours commence par la visite de la Cathédrale dont la construction s’étend de fin XIIe au XVIe. Dès l’entrée, en découvrant le plafond de la nef à caissons mudéjar du XIVe, l’émerveillement nous saisit. Une vraie bande dessinée de la vie quotidienne, historique et religieuse se déroule sur une longueur de 32 m. Le dôme du XVIe, éclaire le retable du français Gabriel Joly.

Le lendemain, notre guide Carlos nous fait découvrir l’église San Pedro du XIVe avec le Mausolée des Amants. Nous admirons les plafonds de l’église dont la décoration mêle les éléments des trois religions. Le Mausolée des Amants abrite deux personnages légendaires, contemporains des Amants de Vérone. Depuis le cloître la vue se porte sur l’abside du XIVe surmontée de sept petites tours qui donnent à l’ensemble un aspect original.

Après cette visite nous voici à Albarracín, village encerclé de murailles. Le déjeuner a lieu à l’hôtel Albarracín. Après le repas, la flânerie dans les rues avec Maria Pilar nous permet d’apprécier les travaux de restauration réalisés grâce aux écoles ateliers. Albarracín a conservé sa structure médiévale avec ses ruelles, ses églises, ses vieilles maisons colorées aux nuances rosées, aux grilles ouvragées en fer forgé, aux blasons en pierre… La flânerie se termine par la visite d’une maison traditionnelle. Maria Pilar accompagne ensuite le groupe dans la forêt du parc naturel de la Sierra d’Albarracín à la découverte de peintures rupestres post paléolithiques, principalement des cervidés. Pour achever la journée, nous visitons un saloir et écoutons les explications d’Isabel sur les différentes catégories et appellations des jambons de la maison Don Jate avant de déguster ses produits.

Le dernier jour, après un dernier regard sur la Escalinata de style néo-mudéjar construite dans les années 20 pour sauvegarder la dénivellation entre la gare de Chemin de fer et la vieille ville de Teruel, c’est le départ pour La Almunia de Doña Godina pour le déjeuner.

Trois journées très riches parfaitement organisées…

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